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Par henri malosse :: jeudi 22 janvier 2009 à 20:55

Il faut sauver le citoyen européen !

 

C'est le titre d'un ouvrage que je viens de publier avec mon ami Bruno VEVER auprès de l'éditeur belge BRUYLANT (http://www.bruylant.be).

 

Prenant acte de l'échec de la Constitution européenne et le rejet en Irlande du traité de Lisbonne, nous nous posons la question du décalage grandissant entre les élites européennes et leurs opinions publiques. Mais au delà du constat bien connu, l'ouvrage propose en fait "un plan "C" pour rendre l'Europe aux citoyens autour de 7 questions:

 

1. Et si on recommençait par la culture ?

En effet, sans identité commune, le citoyen européen devient schizophrène et ne sais plus très bien qui il est. La "culture européenne" est un concept théorique. Aujourd'hui, nous avons nos identités et cultures nationales (parfois régionales) et subissons l'envahissement  d'une culture internationale, essentiellement provenant des USA. Où est l'identité européenne dans tout cela? Sans efforts véritable de promotion, de diffusions des cultures et langues européennes, il n'y aura jamais d'identité européenne et donc notre citoyen européen ne trouvera jamais son identité. Nous proposons donc des outils et instruments (médias, programmes..) pour donner forme à cette identité culturelle commune sans laquelle il n'y aura jamais de citoyenneté européenne.

 

2. Et si on gouvernait l'Europe autrement ?

 

Il faut le sauver de lui-même, c'est-à-dire de l'incompréhension qu'il ressent de plus en plus face à un projet européen de plus en plus vague et des Institutions européennes de moins en moins lisibles.

 

Le citoyen européen a besoin d'un parachute car il est aujourd'hui complètement perdu. Il a l'impression d'être laissé seul, abandonné, face à un monde de plus en plus complexe et de plus en plus dangereux. Les leaders politiques nationaux font part de leur impuissance face à la crise économique et face aux grands bouleversements de la société. Le citoyen européen voudrait bien  se tourner vers l'Europe, mais elle répond aux "abonnés absents" car l'Europe c'est qui ? Et puis l'Europe, quand elle répond, ne propose rien de concret et renvoie en réalité la réponse aux responsables politiques nationaux. C'est le syndrome de l'"œuf et la poule".

 

En réalité, nous pensons que la participation active des citoyens à la construction européenne est en recul depuis une vingtaine d'années. Le développement exagéré du lobbysme et des lobbies a marginalisé les véritables acteurs de la société civile. La Commission européenne en particulier doit revoir ses pratiques de consultation, donner plus d'espace et plus de temps à la concertation, écouter davantage les organisations socio´professionnelles. Juste un exemple, un jour en présentant un projet au nom d'organisations européennes (BusinessEurope et Eurochambres) qui représentant 20 millions d'entreprises, la Commission européenne a mis en doute l'intérêt de notre projet (la société privée européenne) pour les entrepreneurs.

 

Les Institutions européennes sont attirées par les "think tanks", les lobbies, les consultations par internet. Elles se méfient des consultations officielles. Or je constate que ce sont les organes consultatifs, notamment le CESE et les organisations européennes représentatives, qui sont à l'origine de la plupart des avancées de la construction européenne (le marché unique, l'Euro, la politique en faveur des consommateurs, l'égalité homme/femme..).  Les lobbies défendent des intérêts mais il faut défendre avant tout l'intérêt européen.

 

 

3. Et si on s'appropriait le marché unique ?

 

Le marché unique n'existe toujours pas. Depuis 20 ans, la Commission européenne a développé une approche que nous considérons comme erronée. Elle a privilégié l'harmonisation sur la simplification. A quoi sert il d'harmoniser laborieusement les législations sur des points de détails comme la qualité de l'eau des piscines ou la hauteur des phares arrière sur les tracteurs, quand il n'y a toujours pas de statut européen de société pour les PME, que la TVA n'est toujours pas harmonisée avec des formalités compliquées dès qu'on vend en dehors de ses frontières nationales. Nous préconisons au contraire des outils communs, un corps européen de douaniers, des services publics européens.

 

4. Et si on s'assurait un modèle européen de développement ?


L'Europe est connue dans le monde entier pour son modèle social, mais les Européens eux-mêmes n'y croient plus. Il ne sert à rien d'harmoniser toutes les règles sociales du jour au lendemain, mais l'absence de toute volonté politique d'assurer un rapprochement des législations sociales et des régimes fiscaux met en place une politique sauvage de compétition qui favorise les délocalisations et l'incompréhension des salariés. La mobilité du travail est très faible en Europe et il s'agit surtout d'une mobilité imposée et non pas choisie. Il n'y a pas, en effet, à se réjouir, quand des diplômés d'Europe de l'est trouvent des emplois de femmes de ménage ou de garçons d'étage dans des hôtels de Londres, de Paris ou de Madrid. Nous plaisons  pour un véritable marché européen du travail et pour davantage d'initiatives communes dans le domaine de la formation et de l'éducation, notamment de véritables universités européennes.

 

5. Et si on appuyait l'Europe sur ses régions ?


Notre postulat est que l'Europe doit devenir une réalité visible pour le citoyen. Les régions sont des lieux d'identité et de proximité. En ene faisant de véritables acteurs de la construction européenne, en multipliant les structures locales d'information, y compris en créant des délégations de l'Union dans les régions, on mettre l'Europe "à la porte des citoyens " alors qu'aujourd'hui le citoyen est mis à la porte de l'Europe" face à des Institutions qui se barricadent pour des raisons de sécurité;

 

6. Et si on prenait un nouveau départ avec l'euro ?


L'Euro est sans doute la plus belle réalisation de l'Union européenne (avec Schengen et le programme Erasmus). Celle que le citoyen européen peut "palper" chaque jour, du moins pour 18 états membres. Mais, comme toujours, les états ne sont pas allés au bout de la logique de la monnaie unique et n'ont toujours pas mis en place de politique économique et budgétaire commune alors qu'aujourd'hui, face à la crise, on sait qu'un plan de relance n'aurait réellement des effets que s'il était européen.


7. Et si on exportait notre approche d'intégration ? 

 

La prise de fonction de Barack OBAMA nous offre une opportunité historique de promouvoir une vision européenne de la mondialisation, c'est-à-dire une mondialisation à visage humain. L'Union européenne a déjà exigé à juste titre une remise en ordre des marchés financiers qui devrait être effective dans les mois qui viennent. L'union européenne peut en effet promouvoir son modèle avec des intégrations régionales notamment dans les parties les moins développées du monde (notamment l'Afrique), une meilleure prise en compte des droits fondamentaux et une conception multilatérale des relations internationales pour en finir avec  une vision manichéenne du monde avec les bons et les mauvais. Je pense en particulier à la responsabilité que l'UE devrait assurer en Méditerranée par un vrai dialogue avec le monde arabe pour promouvoir ce beau projet d'Union, économique, culturelle, scientifique et politique.

 

 

 

Voilà le cri d'alarme de deux "vieux routiers" de la construction européenne qui depuis 30 ans ont vécu la lente érosion dans la confiance des populations vis à vis d'Institutions devenues de plus en plus hautaines et lointaines.

 

 

 

 

A la fin de l'ouvrage, nous faisons un certain nombre de propositions concrètes pour sortir de l'Europe du marasme.

La première consiste à faire adopter un "Code de bonne conduite" des Institutions européennes en matière de transparence et de consultation réelle des acteurs économiques et sociales et de la société civile;

 

La seconde de mettre en œuvre une "Feuille de route" pour l'Europe des citoyens avec des projets très concrets.

Dotée d'un Code de conduite et d'une feuille de route, l'Union européenne ferait un pas de géant. Mais qui va pouvoir proposer de telles initiatives ? Les états ? Ne nous faisons pas d'illusion ! Nous pensons aux citoyens eux mêmes en anticipant le droit d'initiative populaire, ce que nous appelons le "devoir d'ingérence"."L'Europe sortirait ainsi de la crise, celle des institutions comme celle des opinions, par une initiative citoyenne ! Quelle meilleure porte de sortie, et quel meilleur présage pour la suite !"

 

 article préparé pour le site:  http://medafrique.info/news/show.php?id=700

Une crise salutaire pour l'Europe ?

Par henri malosse :: samedi 06 décembre 2008 à 8:53

     

 

Une crise salutaire pour l'Europe ?

( extraits intervention au CESE devant le Président BARROSO le 4 décembre )

 



La crise financière et économique actuelle est exceptionnelle, profonde, et peut-être durable: la récession brutale qui nous frappe risque de se transformer en véritable dépression. C'est d'abord une crise internationale qui demande une réponse internationale. Il faut donc saluer la récente réunion du G20 à Washington, tenue à l'initiative du Président SARKOZY et de José Manuel BARROSO qui ouvre  la voie à une série de décisions stratégiques conjointes des pays développés et des puissances émergentes. Les réponses doivent donc être à la hauteur des circonstances exceptionnelles et surtout éviter le retour au protectionnisme et toutes les idéologies en "isme", dont on a vu en Europe, après la crise de 1929, ce à quoi elles nous conduisaient. Il faut rétablir la confiance en l'Europe des  investisseurs internationaux, car on a besoin de leur argent, notamment les Fonds souverains qui quitteront l'Europe si nous ne rétablissons pas notre crédibilité.

 

Mais cette crise est aussi une opportunité pour l'Europe de se ressaisir et de renforcer l'intégration européenne. Tout le monde le sait, dans sa vie intime comme dans toute vie publique et pour la société: toute crise offre toujours aussi des opportunités: avec une réponse commune et coordonnée l'Europe renforcera non seulement sa crédibilité internationale, mais aussi et surtout sa légitimité vis à vis des citoyens. Plus que ce que l'on décide, il est encore plus important de décider ensemble.

 

L'idée d'une Europe, société de la connaissance et société "sans carbone" est à soutenir. Il y aura en effet des millions d'emplois crées par les industries de l'intelligence et les industries du développement durable. Mais, dans cet esprit, il serait juste que l'Europe "ne se tire pas une balle dans le pied" et n'hésite pas à soutenir  les secteurs en crise tels l'automobile, la construction, le ciment en les aidant à être parties prenantes d'une économie verte sobre en carbone et en appliquant de façon équilibrée les normes environnementales. En effet, pour ne prendre que l'exemple du ciment, il serait imbécile d'obliger la fermeture des cimenteries trop polluantes de l'Union européenne..pour qu'elles se délocalisent à l'étranger avec encore plus d'émissions de carbones..qui nous reviendront d'une manière ou d 'une autre.

 

Je soutiens aussi l'utilisation de l'argent européen, notamment les 5 milliards de surplus budgétaire qu'on dégage cette année, pour des "investissements intelligents" à long-terme: les infrastructures, les réseaux de transport, de distribution d'énergie et de communication, les énergies renouvelables, le nucléaire ou  l'initiative européenne concernant le réseau internet à haut débit. Je trouve à cet égard intéressante l'idée de  mettre en place un Fonds d'investissements européen financé par l'émission d'obligations européennes pour soutenir ces "investissements intelligents".

 

Il est urgent de réformer les Fonds structurels afin de rendre leur action plus rapides, efficaces et visibles: ils doivent être capables de financer des grands réseaux européens à 100% afin qu'on allie rapidité et visibilité.On devrait aussi renforcer les capacités de financement vers les petites et moyennes entreprises qui sont aujourd'hui les principales victimes de la crise financière et associer le secteur privé aux grands investissements, via des partenariats public-privé. Dans ces domaines, l'UE est trop lente à agir et on doit d'urgence changer radicalement des principes et des procédures lourdes qui ne sont plus adaptées au temps présent.

 

Enfin, ce Plan de relance européen devrait faire l'objet d'une appropriation de la part de toute la société européenne et être au centre de la prochaine campagne pour le renouvellement du Parlement européen au mois de Juin prochain.

 

Servir l'Europe ...ou s'en servir....

Par henri malosse :: vendredi 31 octobre 2008 à 14:39

Servir l'Europe ou s'en servir ..

 

Observateur depuis 30 ans des Institutions européennes, je suis de plus étonné par l'attitude de nombreux responsables, de haut, moyen ou bas grade, des institutions et organisations européennes, sans parler des lobbysites, journalistes et autres...

 

Arrivé avec ma valise et l'équivalent de 500 euros en poche comme stagiaire auprès de la Commission européenne en Mai 1979. J'ai été séduit non pas par l'horrible climat belge , ni par une ville qui ressemblait plus à Berlin Est, à l'époque du Mur et près du mur, qu'à une capitale européenne, mais néanmoins séduit par l'enthousiasme et l'engagement européen que l'on ressentait à tous les étages du fameux bâtiment Berlaymont, mais aussi auprès des organisations européennes, assez peu nombreuses à cette époque, qui gravitaient autour..

 

Le premier fonctionnaire européen que je rencontrais par la suite dans mes fonctions (dont j'étais très fier..et en suis toujours très fier..) de Délégué des Chambres de Commerce et d 'industrie françaises auprès des Communautés européennes, était un responsable du Fonds social européen, Pierre Noel LEMERLE, aujourd'hui hélas décédé. 


Il m'accueillit, avec mes 27 ans et mon inexpérience, comme il aurait reçu un personnage important mais aussi comme on reçoit un ami. Il m'invita illico à déjeuner et me dit à la fin de l'entretien: Ah je suis content que les Chambres de commerce et d'industrie françaises aient ouvert un Bureau à Bruxelles avec un jeune homme pour l'animer. J'ai un nouvel allié..Ensemble on va porter la bonne parole européenne auprès des milieux économiques français...."

 

Il m'avait raconté aussi comment il avait tout quitté en 1958 pour rejoindre la Commission européenne, par conviction européenne, sans aucune certitude sur son avenir. On ne parlait pas de carrière à l'époque car qui aurait prédit le succès d'aujourd'hui?

C'était cela l'atmosphère à Bruxelles en 1979.

 

Aujourd'hui cette histoire ferait rire. Les fonctionnaires européens, d'une manière générale, sont les derniers à croire encore à l'intégration européenne. Elle est devenue une carrière pour les uns, un business pour les autres.

 

 Demandez aujourd'hui à un fonctionnaire de la Commission européenne quelles sont les motivations de ce qu'il fait ou ce qu'il propose: il vous répondra tout ce que vous voulez: changement climatique, compétitivité etc... mais presque jamais de construire l'Europe..

 

Je ne suis pas un nostalgique.

 

Je veux rassembler ceux qui veulent toujours servir l'Europe et non pas s'en servir..

 

Je n'ai pas fait carrière. J'ai suivi les chemins qui me permettaient de rester libre et de participer aux combats pour l'Europe.

 

Ce Blog est destiné à celles et ceux qui veulent faire ce chemin ensemble...

 

Henri Malosse

Paris/Bruxelles le 30/10/2009

Par henri malosse :: mardi 28 octobre 2008 à 19:22

Une nouvelle adresse, un nouveau départ,

 

Depuis plusieurs mois, mon adresse org ne fonctionnait plus et je m'en excuse auprès des "millions de visiteurs quotidiens" de mon site.

 

Bon, en tant qu'européen convaincu, j'ai choisi l'adresse, henrimalosse.eu,   

 

L'actualité européeenne est suffisamment riche en ce moment pour que j'alimente ce blog tous les 15 jours si vous m'y encouragez...

 

Bienvenue donc sur mon nouveau site europa.eu

Et Vive la construction européenne, si malmenée aujourd'hui, surtout par ceux qui s'en servent au lieu de la servir...Ce sera le thème de ma prochaine livrée..
Smileys 

 

Henri Malosse

Diversité..Un mot qui sied bien à l'union européenne..

Par henri malosse :: mardi 03 juin 2008 à 23:36

 

Diversité..Un mot qui sied bien à l'union européenne..

 

Bien sûr avec l'abandon du traité constitutionnel tel qu'il avait été élaboré par la Convention européenne, on a perdu la belle devise qui avait été choisie pour l'Union: Unis dans la diversité..

 

Mais on ne peut rayer ce joli mot qui semble si bien se conjuguer avec l'Union européenne..

Diversité d'abord c'est la caractéristique de la construction européenne telle que voulue par les Père sfondateurs: plurilingue, multiculturelle, repectueuse des traditions et des us et coutûmes... Les Européens y sont attachés autant qu'à l'idée d'Europe.Ils se braquent dès qu'ils croient, à tord ou à raison, qu'on va leur imposer une uniformité sur le modèle américain.. Une partie des votes NON au traité constitutionnel en France et aux Pays Bas n'étaient ils pas d'abord un réflexe de peur face à une certaine dérive "à l'américaine" avec l'épouvantail du projet de Directive Bolkenstein censé gommer les avantages acquis au niveau national..

Mais ce joli mot de diversité s'applique bien aussi à la société européenne que l'on veut construire: lutte contre toute forme de discrimination, respect des identités nationales et régionales, égalité de traitement, déférence envers les personnes âgées, droit des enfants, promotion d'une société de droits égaux avec des discriminations positives en faveur des femmes, des minorités, des personnes handicapées, des migrants légaux, dignité des migrants illégaux.. Une société européenne à visage humain qui place l'épanouissement personnel au centre du projet collectif et qui reconnaît ce droit à toutes et tous quelle que soit la langue, l'origine ethnique, la religion, la situation physique ou mentale, l'âge ou la pratique sexuelle.. Une société de libertés qui n'en n'est pas moins une société de devoirs et de droits..

Utopie tout cela ? Bien sûr un peu ..mais l'Europe doit refaire rêver si elle veut à nouveau susciter l'adhésion du plus grand nombre..


Alors même si on l'a retiré des Traités européens, je proclame haut et fort la devise "Unis dans la diversité.." 

Par henri malosse :: jeudi 01 mai 2008 à 15:12

Un mur de la honte en pleine Europe

Les 28 et 29 Avril derniers, j'ai eu la chance de présider une cérémonie et une audition organisée par le CESE à belfats pour rendre hommage au rôle de l'Union européenne dans le processus de paix en Irlande du Nord. En effet, et c'est peu connu, depuis 15 ans l'Europe a soutenu, essentiellement par des financements de projets, le processus qui a conduit au cessez le feu de l'armée républicaine irlandaise (IRA), le désarmement de l'IRA et de smilices paramilitaires protestantes et la mise en place il y a un an d'un gouvernement local dirigé par les deux leaders extrémistes des deux bords, le révérend Ian PAISLEY du coté unioniste pro britannique et Martin Mac Guiness , le numéro deux du parti républicain Sinn fein, considéré comme le chef de l'IRA.

Rappelons que ce conflit trouve son origine dans la conquète de l'irlande gaéllique convertie très tôt au catholocisme par l'Angleterre et sa colonisation essentiellement par des écossais protestants à partir du XVI ème siècle. A la suite de la guerre d'indépendance républicaine entre 1916 et 1921, les provinces du Nord où vivaient la majorité des colons attirés par le développement industriel de Belfast, ne rejoignent pas la nouvelle république d'Irlande et restent rattachés à la couronne britannique. Marginalisés, tant au plan économique et social que politique, les catholiques irlandais des provinces du Nord ne rêvent que de rejoindre la République du Sud. Au début des années 1970, galvanisés par la lutte pour l'égalité des droits civiques qui abouti à l'éléction d ela jeune catholique Bernadette DELVIN au Parlement de Westminster, l'Ancienne armée République Irlandaise IRA et le parti SINN  FEIN cristallisent l'aspiration des irlandais catholiques à rejoindre leurs frères du Sud. Il s'en suit une véritable guerre civile avec la répression de l'armée britannique, le terrorisme de l'IRA et l'émergence de groupes paramilitaires protestants rivaux et aussi cruels que l'IRA.

Le parti Sinn Fein de Gerrie adams et Martin Mac Guiness et le parti DUP de Ian Paisley sont les vitrines "officielles " respectives des mouvements clandestins et violents.

Le processus de paix est venu à la fois de la lassitude des populations, de l'accord entre la république d'Irlande et le Royaumùe Uni pour mettre un terme au conflit, mais aussi à l'engagement politique des USA (notamment Bill Clinton aux origine irlandaises) et, dans une moindre mesure, à l'Union européenne et ses programmes financiers.Le succès économique de la république d'irlande au sud a aussi changé la donne.

La première matinée fut spectaculaire et émouvante: choeur d'enfants chantant les Beatles, hymne à la joie, sourrires et poignées de main avec Paisley et Mac Guiness.

Mais le reste bien plus éprouvant et alarmant.

De l'audition de l'après midi, j'ai appris que la ségrégation et les discriminations demeuraient malgré tous les efforts: écoles séparées, arrêts de bus séparés, menaces, tensions.. Bernadette Delvin, engagée aujourd'hui dans le mouvement social et dont le mari a été gravement bléssé par les paramilitaires protestants sous ses yeux et ceux de ses enfants, nous a même dit qu'elle craignait aujourd'hui qu'on ne revienne trente ans en arrière, au paroxysme de la violence.

Les visites du terrain nous ont conforté dans le scepticisme. D'abord une visite aux quartiers dits "ouvriers" des deux communautés et le célèbre "Falls Road" catholique: habitat misérable, murs peints aux couleurs de l'IRA et hommage aux militants martyrs de la célèbre grève de la faim; même vision du coté protestant même si un peu plus riche. De ce coté là ce sont les peintures agressives des groupes paramilitaires qui sont les plus agressives et les plus choquantes. Tout prêt de notre hotel dans le centre de Belfast, on peut lire sur un mur encadré par des dessins d'hommes encagoulés de noir et portant des mitraillettes"Ici vous entrez dans le fief des unionistes, les lions britanniques, mieux vaut mourrir que d'être rattachés à la République ..."

le plus choquant en fait est que ces quartiers sont s éparés par un mur plus haut que n'était le mur de Berlin , élévé récemment pour certaines parties, et dont les passages peuvent être fermées à tout moment par la police.

Le lendemain, visite de deux projets financés par l'UE; Un centre de quartier dans un ensemble de maisons sociales du coté protestants: un bel équipement flambant neuf inauguré par la Princesse Ann, dans un quartier propret ne serait ce que les peintures agressives des para militaires.
Visite juste à coté d'une enclave catholique. le centre culturel est misérable installé dans des blocs de béton. on se plaint des "incivilités", mais on peut les comprendre. La brave dame qui gère le centre a l'air désespérée. elle nous dit qu'ici, il y a 4 ans, un jeune postier catholique s'esst fait tirer comme un lapin en pénétrant dans la partie protestante.. Depuis on a construit un mur, des barbelés, des grillages sur les fenêtres de certaines maisons. rien n'a changé nous dit elle, cela peut même devenir pire...

Mon sentiment, que je n'hésite pas à exprimer devant mes collègues, malgré l'opinion d'un technocrate de la Commission ( Les murs pour séparer les populations, me dit il, c est bien on en construit aux USA pour protéger les riches des pauvres...) est celui de Honte ! C'est inacceptable aujourd'hui en europe en 2008. Comment l'UE peut elle accepter cela sur son territoire. On ose appeler cela "murs de la paix", comme Walter ULBRICHT, dirigeant de la DDR appelait "Mur de la paix" le mur de Berlin quil érigea en 1961. Quelle honte ! Si de tels murs existaient dans un pays de l'Est, par exemple en Roumanie ou en Bulgarie vis à vis des Roms, que n'aurait on dit ! On aurait sûrementd emander de les faire enlever avant que ces pays ne rejoignent l'UE !

L 'Europe a autre chose à faire que de soutenir les extrémistes des deux bords et approuver l'érection de murs.IL faut que l'UE agisse politiquement pour lutter contre les discriminations et la ségrégation, oblige l'Irlande du Nord à réformer son systéme d'éducation pour que les enfants n'apprennent plus la haine, mais le respect de l'autre.

Ces 28 et 29 Avril 2008, j'ai eu honte, en tant qu'Européen..

Henri Malosse
Belfast le 1er Mai 2008

Une réunion extraordinaire du Groupe des Employeuirs européens à Cracovie en Pologne..

Par henri malosse :: dimanche 20 avril 2008 à 22:18

Une réunion extraordinaire du Groupe des Employeuirs européens à Cracovie en Pologne..

 

Grâce à mes collègues polonais, j'ai pu organiser le 10 Avril dernier une réunion extraordinaire de mon Groupe des Employeurs européens du CESE en Pologne, dans la ville magnifique de Cracovie. Plus de la moitié de mes 114 Membres des 27 pays de l'UE ont pu y participer. La réunion a été chaleureuse et intéressante.

 

CRACOVIE est une ville baoque superbe, où influence polonaise, gallicienne et autrichienne se mélangent très harmnieusement depuis le XVème siècle. A deu xpas de là, la ville symbole d el'ère communiste "Nowa Huta " , cf le film l'Homemd e Marbre " de Wajda . Une cité ouvrière "idéale" bâtie au sortir de la guerre par les idéologues communistes, avec de belles avenues bordant d'immenses immebles d'abitation dans le style stalinien. Plus les contructions étaient récentes (années 560, années 70, années 80), plus les fenêtres sont petites et plus elles sont proches les unes des autres, en fait plus les appartements sont petits, symbole aussi de la faillite progressive d'un système. Mais encore plus symbolique est l'église construite à partir de 1956, malgré l'oppositiondes autorités et grâceà la ferveur actholique des métallos et la détermination de leur évêque d'alors.. Karol WOJTYLA.. devenu Jean Paul II.

Nous avons pu trouver le temps de visiter aussi Nwa Huta et d'aller dîner à 170 mètres sous le sol, dans les superbes mines de sel de WIELICZKA.

Notre réunion proprement dîte s'est tenue dans la salle de réception de la vielle Université Jagellon de CRACOVIE qui date du XVème siècle et est une des plus vielles d'Europe. Un mot pour saluer son recteur, un très estimable francophone, et conclure avec lui que l'heure du renouveau de vraies universités européénnes devait sonner..
Notre réunion en elle même était consacrée au thème de l'Ouverture; D'abord un débat sur l'ouverture de l'UE par l'élargissement avec la participation du Vice Premier Ministre de Pologne, des chefs d'entreprises polonais et des collègues de divers pays européens. Une conclusion s'est imposée: L'Elargissement de l'UE est un succès.

Le deuxième panel était consacrée à la mondialisation. On ne doit pas en avoir peur, mais la considérer comme une opportunité.Cela nous a été dit notamment par un professeur japonais.

Mais comme l'a dit mon ami Bruno VEVER, pour relever les opportunités qui s'ouvrent avec la mondialisation, les Européens doivent serrer les rangs et renforcer leur intégration. Pas sûr qu'on en prenne le chemin quand on voit le retour des nationalismes, des champions nationaux, des attitudes unilatérales, des voyages en Chine où SARKOZY, MERKEl, BROWN ou PRODI se succèdent pour vendre leurs "champions nationaux" comme les marchands de la route de la soie d'autrefois.. Dans le désordre, sans cohésion..


La globalisation nous impose de hâter le pas de l'intégration. C'est ma conviction. Sinon, comme je l'ai dit, l'Europe va sombrer dans la marginalité économique et sociale, alors que de nouvelles puissances unies vont émerger..

Mais cette réunion était surtout un excellent moment d 'amitié et d'hommage au formidable peuple polonais qui a recouvré sa liberté tout seul grâce à de shommes comme Karol WOJTYLA et LECH WALESA et qui peut  aujourd'hui nous aider à la préserver..


Cracovie le 10 Avril 2008

Impressions de Moscou

Par henri malosse :: samedi 22 mars 2008 à 10:04

Visite a Moscou

 

Je suis de passage a MOSCOU. D abord pour des cours au College europeen etabli par l Union europenne et la Russie (une initiative en son temps de Romano PRODI, alors President de la Commission europeenne et Wladimir POUTINE ) aupres de l Academie diplomatique MGIMO. 8 heures de cours devant des etudiants apparament tres interesses par le sujet du role de la societe civile dans les affaires publiques. J ai trouve des etudiants qui se sentent tres concernes par les questions europeennes comme si l Union europeenne etait en quelque sorte aussi leur affaire et aussi un peu leur avenir. Je sens que pour ces jeunes gens, l Union europenne est un animal etrange mais auquel ils ne se sentent pas etrangers. D un cote il y a bien entendu des craintes qu il faut apaiser en repetant que la construction europenne n est faite contre personne, surtout pas les Russes et la Russie. Mais parfois certains dirigeants europeens, et des leaders des anciens pays du bloc sovietique, notamment les Polonais et les baltes, donnent l impression de vouloir utiliser l UE et l entrainer dans une strategie de vengeance vis a vis de l ancienne URSS. D un autre cote, il ya une reele fascination pour le projet europeen. J essaie de leur expliqer le role essentiel des acteurs economques et sociaux dans la construction europeenne et que l integration europeenne est plus / devrait etre plus/ l affaire des peuples que celle des gouvernements. J essaie aussi de leur demontrer que les procedures de consultation de la societe civile au travers d institutions comme le CESE, ne sont pas du temps perdu, ce sont des outils pour forger une identite  europeenne, permettre de soumettre au regard de la vraie vie les propositions des bureaucrates et enfin surtout donner de la transparence au lobbyng. J insiste sur le lobbying a l europeenne a visage decouvert et assez democratique par rapport aux jeux d influences a l americaine, en cours aussi en Russie, dans les quels on franchit vite le pas vers la corruption.

 

Justement la deuxieme etape de ma visite a ete de participer la le session plenire de la Chambre civile russe, sorte de CES etabli il y a 3 ans par POUTINE. Bien entendu, on peut se jopindre aux critiques sur cette Chambre dont les 44 premiers Membres ont ete nommes par le president POUTINE et les autres justement par ces 44 personnalites. Bien entendu on n y rencontre aucun opposant notoire ni les ONG de droits de l homme les plus critiques. Certes il a des popes, un rabin, un mufti, des syndicalistes, des patrons, des metteurs en scene, des journalistes. Tous ne sont pas des zelateurs du President, mais visiblement ils le respectent et sont d accord pour transformer cette Chambre en Tribune d opposition. Cela etant dit, leurs debats font echo a de veritables debats sur la politique d education, les questions sociales, la corruption, es droits de l homme, la decentralisation, la politique culturelle. On y semble privilegier le consensus et les critiques du pouvoir sont respectueuses et sans acrimonie. Difficile de dire s il s agit simplement d une facade de democratie participative pour donner l apparence de consultation et pro;ouvoir une societe civile sous controle ou s il s agit d un veritable debut de democratie sociale a confirmer et a renforcer. Apres tout,en France, le President de la Republique nomme aussi un certain nombre de Membres du CES national?.

 

Comme pour le reste, la Russie est a la croisee des chemins/ Aux Europeens de l aider a prendre la bonne direction, mais de le faire intelligemment..

 

Moscou le 22 mars 2008

En ce début d'année, Pour un projet de rupture pour l'Europe

Par henri malosse :: samedi 12 janvier 2008 à 11:04

 

Qui va donner aujourd'hui un sens à la construction européenne ?

L'Europe communautaire a plus de cinquante ans, Les Pères fondateurs, Jean Monnet et Robert Schuman ont eu l'intuition géniale d'une méthode pragmatique et efficace pour construire une entité viable et durable. Le succès a été au rendez vous puique l'Europe communautaire n'a cessé de grandir, aujourd'hui 27 Etats Membres, et de progresser: politiques communes comme la Politique agricole commune, marché unique, monnaie unique, espace sans frontières... . A leur époque, le sens de la construction européenne était évident pour ceux qui voulaint changer les choses: Plus jamais cà...Cà c'étaient les guerres effroyables, le nationalisme, la haine raciale, le protectionisme..... Certes Jean Monnet et Robert Schuman pensaient au delà de panser les plaies des guerres, à bâtir un ensemble capable de rivaliser avec le reste du monde, suffisamment puisssant pour faire valoir ses intérêts, mais suffisamment démocratique pour entraîner le reste du monde sur la voie du développement, des libertés et des droits et de la paix.

Le résultat aujourd'hui pour l'UE est d'un coté impressionnant, mais d'un autre coté bien décevant. Première puissance économique et commerciale du monde, l'Union européenne est loin de pouvoir faire entendre sa voix au plan mondial. C'est d' autant plus critique, que nous vivons à l'heure de la mondialisation et de la prise de conscience des dangers qui menaçent notre planète: dégradation de notre environnement, réchauffement climatique, surpopulation...

Aujourd'hui l'Union européenne ressemble à un bateau qui avance dans le brouillard à l'aveuglette et sans destination : il y a bien plusieurs lieutenants qui s'occupent des moteurs, des passagers, des marchandises ou des vivres à bord, ..mais pas de capitaine maître à bord pour indiquer vers où on doit aller. Le moindre iceberg qu'on pourrait rencontrer risquerait de faire couler le navire.On l'a bien vu à l'occasion de la non ratification du traité constitutionnel. Très intelligemment, un grand nombre de citoyens européens ressentent ce malaise dû à l'absence de projet et de vision. Les responsables de l'Europe d'aujourd'hui sont des gestionnaires et pas des visionnaires.

L'Europe ne doit pas être qu'une une sorte d'assurance de paix dont nous avons héritée de la génération qui nous a précédée et dont on ne voudrait que préserver, au mieux faire fructifier l'héritage, sans lui donner un nouveau sens. Si Jean Monnet était avec nous, il nous reprocherait certainement ce manque de vision et d'être bien trop tourné vers le passé.

Face à la mondialisation, face au défi du développement durable, l'Europe peut faire la différence.

La différence pour que le monde s'engage réellement en faveur d'un état de droit mondial: état de droits d'abord pour les femmes et les hommes de vivre en dignité, abolir toute forme d''esclavage et de soummission comme le travail des enfants, assurer l'égalité entre hommes et femmes, promouvoir le travail décent, établir la démocratie et la liberté d'expression.

La différence pour promouvoir un commerce plus équilibré et équitable, mettre fin aux dumping fiscaux, sociaux ou autres et aux absurdités du commerce mondial d'aujourd'hui qui fait qu'on va faire imprimer son journal à l'autre bout de la planète.

Faire la différence pour qu'on mette fin au pillage des ressources, qu'on réduise les émissions de CO2 et lutte ensemble pour freiner le réchauffement de la planète et en gérer les conséquences, qu'on pense enfin aux générations futures..

L'Europe, première puissance du monde peut le faire, mais elle n'en a pas la volonté. Pour faire émerger cette volonté, que faut il ? Qu'est ce qui nous manque? A mon avis, il faut revenir à la méthode Monnet:

Mettons ensemble les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, faisons les se réunir non pas 4 fois par an, mais deux fois par mois, pour agir ensemble sur les grandes questions qui touchent la vie des citoyens: droits fondamentaux, pouvoir d'achat (en particulier dans la zone Euro), réchauffement climatique, défi alimentaire mondial, atteintes aux droits de l'homme..... Elles et ils trouveront alors surement les moyens d'agir ensemble, aidés et éapulés par les Institutions européennes: la Commission européenne pour faire des propositions d'action, le Parlement européen pour assurer le contrôle démocratique, le Comité économique et social européen pour permettre à la société civile de faire connaître ses idées et ses analyses..

Il faut de l'audace et dprendre des risques


Quel chef d'Etat ou de gouvernement européen est prêt à faire preuve d'audace et prendre ce risque? A répondre, Et alors ? comme Robert Schuman en 1950 quand on lui a dermandé, après son discours du 9 mai, si ce n'était pas risqué de sauter dans le vide"

Il faut un vrai projet de rupture pour l'Union Europénne

Henri Malosse

Paris. Le 12 janvier 2008

Le citoyen européen: grand absent de la réunion de Lisbonne?

Par henri malosse :: dimanche 16 décembre 2007 à 12:18

 

Le citoyen européen, grand absent de la réunion de Lisbonne ?

 

Le 13 décembre dernier à Lisbonne, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement del'Union européenne ont signé en grandes pompes le nouveau traité dit réformateur qui reprend l'essentiel du traité constitutionnel abandonné après les échecs des référendums français et néerlandais.

Certes le nouveau traité comporte un certain nombre d'avancées, dont une référence à la Charte européenne des droits fondamentaux qui devient opposable pour tous les citoyens européens, un droit d'initiative populaire et un chapître sur la démocratie participative.

Cependant échaudés par la réaction négative des Français et Néerlandais, les chefs d'Etat et de gouvernement ont choisi la voie du pragmatisme mais aussi de la facilité: plus de constitution, donc plus de pacte entre les citoyens et l'Union; silence sur la citoyenneté européenne; disparition des symboles.

L'Union à 27 revient dans une forme de clandestinité. Manuel BARROSO, le Président de la Commission européenne a beau demander aux gouvernements de communiquer sur les attraits du nouveau traité de Lisbonne, ce texte totalement illisible, rempli de renvois, de notes et d'annexes, sera difficile à vendre. Ainsi c'est sans doute l'argument du pragmatisme ou du c'est trop compliqué à vous expliquer, mais c'est bien vous qui seront sans doute utilisé.

Pourtant il est urgent de communiquer et de faire participer les Européens. Elles et ils le souhaitent et c'est confirmé dans tous les sondages. Pourtant le risque de rejet est bien là face à une Union européenne invisible qui finit par faire peur, une fois passée l'enthousisame des nouveaux arrivants.

Nous ne devons pas baisser les bras. Les citoyens européens peuvent prendre les choses en main.

En se saisissant d'abord des droits dont ils disposent et surtout le droit de vote. Les prochaines éléctions européennes en mai 2009 offrent une perspective proche et concrète. Les candidats aux éléctions européennes pourraient se voir proposer une Charte simple et concise en Douze commandements à respecter::

Informer et consulter ses électeurs sur toutes les grandes décisions prises par le Parlement européen,

Informer et éclairer les élécteurs de ses votes,

refuser toute instruction de vote "nationale",

diffuser la charte européenne des Droits fondamentaux et faire connaître largement la facilité de recours auprès des tribunaux,

s'appuyer sur les principes de la Charte européenne des Droits fondamentaux dans les jugements portés sur toute nouvelle initiative ou programme soummis au vote du Parlement européen,

faire fonctionner la démocratie participative, c'est à dire, dans le travail législatif, auditionner les organisations de la société civile concernées par les projets de programmes ou de directives,

coopérer davantage avec le Comité économique et Social européen et le Comité des Régions.Les considérer comme des partenaires majeurs et les respecter.

demander à la Commission européenne plus de transparence dans son fonctionnement,

refuser de recevoir des lobbies en dehors de réunions de consultations transparentes et structurées,

s'engager à étudier avec attention toute initiative populaire européenne portée par plus d'un million de citoyens européens et, si elle peut être considérée comme légitime, la soutenir par une résolution du Parlement européen,

participer à l'élaboration de véritables plates formes politiques de dimension européenne avec ses collègues des autres Etats membres afin de renforcer l'existence de courants politiques européens,

lancer, dès l'élection, l'idée d'une Convention européenne constituante d'ici 2015, composée de représentants élus, et chargée d'élaborer une nouvelle constitution européenne fondée sur des droits et des devoirs égaux pour tous les citoyens, l'égalité entre tous les Etats, la transparence, la démocratie, la cohésion économique et sociale et le développement durable.

Qu'en pensez vous ?

Henri Malosse

le 16/12/2007

 

 

Impressions de Kiev

Par henri malosse :: lundi 12 novembre 2007 à 22:30

Impressions de Kiev, Ukraine

 

Pour le week end du 11 Novembre, je me suis rendu à KIEV à l'invitation de mon ami Dimitry KORBUT, un de mes anciens stagiaires qui travaille aujourd'hui à la délégation de l'UE.

C'est mon deuxiéme séjour dans cette ville. Impression très positive. Un pays qui "bouge": plein de gens dans les rues à toute heure, un centre animé, plein de jolies filles et de couleurs. Rien à voir avec la "grisaille" soviétique ou la tristesse des quartiers bourgeois des bureaucrates bruxellois.

 

L'Ukraine d'aujourd'hui semble être un pays qui progresse, qui veut réconcilier son Est plus riche et tourné vers la Russie à son Ouest moins développé et plus "pro occidental". Il faut expliquer que ces notions ne veulent plus rien dire 17 ans après la chute du mur de Berlin. L'UKRAINE est en train de devenir une vraie démocratie.

 

J'ai eu l'occasion de dialoguer avec des étudiants de l'Institut des relations internationales et de l'Académie de gestion des affaires publiques. les deux questions fondamentales sont la relation avec la Russie et l'adhésion à l'UE. Mon discours a été d'expliquer que ces deux questions ne sont pa scontradictoires. De toutes façons , on rejoint l'UE par adhésion aux valeurs d'une construction fondée sur des droits, non contre quelqu'un ou quelque chose. Et surtout l'adhésion à l'UE ne doit pas être un facteur de division, entre Est et ouest dans le cas de l'Ukraine. Cela doit être au contraire un faceur de cohésion.

 

Bien sur que l'Ukraine peut rejoindre un jour l'UE. territoire totalement européen, elle est riche d'une grande diversité, d'une culture très européenne et d'attraits tant pour les investisseurs que pour les touristes: les fameuses terres noires si riches en blé, les steppes de l'est,  les Carpathes, Odessa la mythique, la sublime KIEV aux cent monastères et la douce Crimée;

 

Si l'adhésion de l'Ukraine pose probléme, il faut bien expliquer que les deux questions sont différentes. Il y a aujourd'hui 6 pays de l'UE qui ne sont pas prêts de le devenir. je considère que l'OTAN, héritière de la guerre froide est une organisation dépassée et qu'il faut aujourd'hui batir une Europe de la défense autonome, quitte à ce que cette dernière entretienne un lien solide avec les USA, mais sans ce "machin" inutile.

 

 

L'Ukraine aura toujours une relation spéciale avec la Russie. langue, histoire et culture se mêlent. Kiev est d'ailleurs considéré comme le berceau spiurituel de la Russie. Il est certain que quand l'Ukraine sera Membre de l'UE, la question dominante pour l'Ue sera l'avenir de sa relation avec Moscou. Je prédis que d'ici 20 ou 30 ans, la question sera ouverte à toute option, y compris une adhésion. Affaire de temps, affaire de génération. Si KIEV, berceau de la Russie et dans l'Union..y-aura-t-il un autre choix?

 

Et entre temps, l'UKRAINE peut jouer un rôle central de pont entre l'Ue et la Russie, ne serait ce que pour la bonne raison de réconcilier sa partie Ouest de sa partie Est. C'est la raison pour laquelle, avec mon ami Dimitry, nous avons lancé une Fondation "pour la grande Europe à égalité de droits" qui organsiera des conférences et publiera des rapports. Ouverte en priorité aux représentants de la société civile et aux universitaires, elle s'a-dressera à des personnalités, organismes et entreprises de l'UE, d'Ukraine, de Russie et du Belarus. installée à KIEV auprès de l'Institut national ethnonational et de l'Académie de gestion publique, elle sera le symbole d'une Ukraine pont entre touts les peuples de la grande Europe... une modeste contribution à la véritable réunification de la grande Europe..toute l'Europe... Mon rêve en quelque sorte

HM

12.11.2007

17 Octobre Journée internationale de Lutte contre la misère

Par henri malosse :: lundi 22 octobre 2007 à 12:28

17 Octobre Journée internationale de Lutte contre la misère

 

J'ai été très flatté d'être convié à cette journée internationale, initiée par le fondateur d'ATD Quart monde, le Père Joseph WRESINSKI pour une conférence à Rennes au journal OUEST FRANCE sur le rôle de l'Europe dans la lutte contre la misère.

Il ya baujourd'hui encore 15 % des Européens qui vivent en deça du seuil de pauvreté. Et c'est bien entendu inacceptable. J'ai rappelé que l'Europe était en soi un facteur de croissance et de prospérité, qu'elle avait fixé la lutte contre la pauvreté comme  qu'elle était aussi le premier pourvoyeur d'aide au dévelopement dans le monde.

Mais cette réponse est bien entendu insuffisante même s'il est scandaleux que les pouvoirs publics, locaux comme nationaux, informent insuffisament leurs populations sur ce que fait l'Europe et si c'est encore plus scandaleux que les Politiques se cachent derrière l'Europe pour justifier des mesures anti sociales.

 

15 % d'Européens en deça du seuil de pauvrété alors que l'Union européenne est une des premières puissances économiques au monde demeure inacceptable. Que les USA fassent pire n'est pas une excuse. Il y a des pays européens où on fait mieux que la moyenne, notamment les pays nordiques: on y pratique l'intégration des minorités, des migrants, la lutte contre les discriminations envers les femmes, les jeunes, les handicapés. On y facilite aussi l'accès au logement et un systéme très égalitaire et très performant de scolarisation pour tous avec des écoles assurant une véritable mixité sociale à l'opposé des guettos de riches ou de pauvres comme trop souvent en France. .

La situation des SDF et des travailleurs pauvres en France est un scandale. le coût exhorbitant de l'habitat dans certaines régions européennes (Londres, Paris..) est quelque chose d'inconvenant. La situation des Roms en Bulgarie et en Roumanie est indigne de notre siècle.

 

OUI l'Europe doit faire plus sur son territoire en promouvant un socle commun social, notamment en matière d'accès généralisé aux soins de santé et à un logement décent (Un droit opposable à l'échelle européenne ? ) OUI l'Europe doit faire plus pour accueillir dignement les réfugiés et demandeurs d'asile, car l'asile doit demeurer un Droit humain inaliénable

 

OUI l'Europe peut faire encore plus en matière de droits humains et sociaux dans le monde.

Avant tout il s'agit d'une question de dignité et de respect.

J'ai été très choqué quand j'ai constaté qu'un jour, dans le bâtiment du CESE, on avait verrouillé tous les accès... parce que ATD Quart monde tenait un congrès chez nous. Vous vous rendrez compte..Des pauvres !!

 

D'abord la dignité, ensuite les Droits.. Les aides OUI mais accordées avec dignité dans le cadre de Droits fondamentaux.

 

Lutter contre la pauvreté n'est pas un acte de charité, c'est un acte de justice. Nelson MANDELA    

Assurer la légitimité démocratique de l'Union européenne

Par henri malosse :: lundi 01 octobre 2007 à 17:01

 Conférence CIG 2007: "La société civile organisée fait entendre sa voix sur l'avenir de l'Europe"
CESE 27 et 28 septembre 2007

 

 

Atelier 1: la légitimité démocratique de l'Union européenne

Rapport par Henri MALOSSE

Président du groupe des Employeurs

 

 

 

La légitimité démocratique est la pierre angulaire de la construction européenne. C'est parce que les Pères fondateurs l'ont voulue démocratique que l'union européenne a connu le succès que l'on connait. Les doutes qui existent aujourd'hui, et qui se sont traduits par des échecs politiques dans deux  Etats Membres lors de la ratification du traité constitutionnel, traduisent  les inquiétudes quant' à la légitimité démocratique de l'Union. En s'élargissant, l'UE peut être ressentie comme plus technocratique et moins légitime, l'arrogance des Elites européennes peut très vite devenir insupportable. Pourtant l'élargissement de l'UE, à l'occasion de la réunification du continent après la chute du communisme est non seulement inéluctable, c'est une chance historique à ne pas manquer de bâtir un espace uni de paix et de prospérité. Il n'y a donc pas de choix, il faut renforcer la légitimité démocratique de l'Union, car la démocratie est le bien le plus précieux que nous pouvons avoir collectivement.

 

Le déficit démocratique de l'UE existe bien. Le mode d'élection du PE, la complexité du processus de décision sont autant d'obstacles à un bon fonctionnement démocratique. Cette question centrale figurait d'ailleurs bien dans le mandat confié par les chefs d'Etat et de gouvernement à la Convention européenne lors du Conseil européen de Laeken en décembre 2001. Force est de constater que le nouveau projet de Traité ne répond que très partiellement à ce défi. On peut même dire qu'on est encore loin du compte. Certes le projet de Traité modificatif reprend la plupart des innovations institutionnelles du Traité constitutionnel : Président de l'UE, pondération des voix prenant en compte la taille des populations, droits d'initiative populaire, rôle dévolu aux Parlements nationaux, article sur la démocratie participative.) . Mais le nouveau traité ne comprend plus les éléments les plus visibles, même si ils étaient symboliques, qui auraient pu permettre une meilleure identification pour le citoyen: appellations comme la constitution et les lois européennes, inclusion de la Charte des droits fondamentaux, références à la citoyenneté européenne, mention de la primauté du droit européen..

 

Il manque surtout un vrai dialogue qui soit autre chose que de la communication.

 

Le nouveau projet de Traité est bien moins lisible que le traité constitutionnel. Visiblement, il n'est pas fait pour être lu, alors que le traité de Rome, malgré certaines complexités, demeure un modèle de clarté. La façon dont se déroule cette CIG, réservée aux juristes et aux diplomates, est aussi un modèle de manque de transparence.

 

Dans ce contexte, nous pensons qu'il faut cependant soutenir ce projet de Traité car il contient certaines innovations bienvenues par rapport aux traités existants. On peut déjà l'améliorer dans la forme et dans sa mise en oeuvre. Par exemple, il serait bienvenu de renforcer les mentions relatives aux organes consultatifs, notamment, en ce qui concerne le CESE, en confirmant son rôle, admis par les autres Institutions, en amont du processus législatif (les avis exploratoires) et en aval ( fonction d'observatoires sur la stratégie de Lisbonne, le marché unique, le marché du travail, le développement durable) . En effet, en associant mieux les acteurs économiques et sociaux à la définition des nouvelles politiques et en les impliquant dans le suivi et la mise en œuvre des priorités de l'Union on fera vivre le principe de la démocratie participative qui figure au projet de Traité modificatif.

 

Il serait aussi juste de donner également au CESE un droit de recours auprès de la Cour de Justice. Non seulement pour assurer l'équilibre nécessaire entre les deux organes consultatifs puisque le Comité des Régions va obtenir ce droit pour le contrôle de la subsidiarité, mais aussi pour que, au travers du CESE, les organisations économiques et sociales pourraient avoir un droit de recours si des législations européennes vont à l'encontre de leur autonomie et de leurs droits.

 

Des avancées pourraient avoir lieu aussi, sans changement constitutionnel, en renforçant le dispositif du Droit d'initiative populaire par un règlement qui y ferait participer le Parlement européen et les organes consultatifs ou en unifiant réellement le mode d'élection au PE afin que les citoyens puissent enfin s'identifier et connaître leurs représentants.

 

On doit surtout établir un véritable dialogue structuré et permanent avec les citoyens qui soit autre choix que de la communication.

 

Mais à terme, nous voulons que ce traité réformateur soit une étape vers un projet plus ambitieux:

 

·          Une nouvelle Convention dont les Membres seraient cette fois élus directement, en même temps que les parlementaires européens.

·          Un projet avec des propositions plus hardies comme le partage du droit d'initiative entre la Commission européenne et le parlement européen ou la création de deux Chambres (parlement européen et conseil des Ministres) pour le législatif…

·          La transformation des organes consultatifs en vraies Institutions avec des compétences en amont et en aval du processus législatif

 

 

Notre conviction est que, si l'Union européenne venait à échouer, ce serait  sûrement par défaut de dialogue véritable et par manque de légitimité démocratique.

 

La démocratie est notre bien collectif le plus précieux. L'Union européenne doit mériter la confiance des citoyens européens. Elle le fera en écoutant davantage ses citoyens et en mettant en place des politiques concrètes pour améliorer la vie quotidienne, créer les conditions d'une croissance durable et apporter plus de sécurité et de solidarité…

 

HM  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les langues sont l'avenir de l'Europe

Par henri malosse :: samedi 22 septembre 2007 à 9:29

Les langues sont l'avenir de l'Europe

 

Ce vendredi 21 septembre, j'ai été convié par le Commissaire Leonard ORBAN, à une conférence sur le thème du plurilinguisme dans l'entreprise. On m'avait demandé de présider un atelier consacré à l'usage des langues au sein de l'entreprise européenne.

 

Ma première remarque, appuyée sur nos réflexions au CES européen, a été de souligner que la question de la langue relève tout d'abord d 'une question de dignité et de démocratie.IL est inadmissible d'imposer une langue étrangère(généralement l'anglais)  à tous les salariés d'une entreprise comlme on le fait de plus en plus souvent dans certains grands Groupes.  Le droit à parler la langue du pays devrait être un droit inaliénable. On arrive ainsi à des extrémités, dépressions de cadres âgés chez Air france parcequ'ils n'arrivent pas à maîtriser l'anglais, difficulté à lire des notes d'informations ou parfois mêmes des spécificités techniques écrites dans une langue que l'on ne comprend pas. Cela peut mener à l'absurde, voir au drame comme en France quand des dizaines de prothèses ont été montées de façon défectueuse causant même la mort de plusieurs personnes parce que les instructions de montage-uniquement en anglais- n'étaient pas compréhensibles ...

 

Un participant à mon atelier a développé l'idée très intéressante de "subsidiarité" dans l'emploi des langues, à savoir mieux vaut utiliser la langue locale quand il n'est pas nécessaire d'utiliser une langue étrangère. Excellent usage de la subsidiarité, à mon avis. C'est aussi une affaire de démocratie car chacun a le droit de comprendre et d'être compris sur son lieu de travail..

 

Mais bien entendu, au delà de cette question très sensible, il est vrai que le plurilinguisme est bien utile à l'entreprise. Prenons deux cas:

 

  1. Dans un Groupe installé dans plusieurs pays, il est indispensable d'organiser un dialogue, tant pour les dirigeants que pour les représentants du personnel et tous les collaborateurs. C'est dans ce contexte que l'entreprise doit favoriser, avec l'aide d'organismes ou d'experts spécialisés, l'apprentissage des langues, mais sans imposer une langue unique qui tarirait la diversité et la créativité.En effet, on s'accorde pour considérer que la langue unique ne favorise pas l'innovation et la créativité. Il est ainsi recommandé de favoriser l'apprentissage d'une ou deux langues étrangères, ce qui permet ensuite des échanges plus riches. On peut s'appuyer sur la connaissance des langues du voisinage (ll'Allemand pour les Alsaciens) ou sur le principe de connaissance passive et active : ainsi celui qui maîtrise une langue latine comme le Français a accès facilement à l'italien ou à l'espagnol, celui qui maîtrise le polonais a accès facilement au tchèque ou au russe etc...
  2. Dans les échanges commerciaux, c'est encore plus la culture de l'autre qu'il faut connaître et la langue en est le véhicule principal. Plusieurs exemples ont été donné par des participants démontrant que la méconnaissance de la langue du partenaire ou l'usage du "globalenglish" approximatif avait fait perdre des affaires à des PME. En effet l'usage de la langue du partenaire est aussi une marque de respect et de dignité. A cet égard, il n'y a pas de langues utiles ou de langues inutiles. Il y a vingt ans, celui qui apprenait le chinois était considéré comme un original , aujourd'hui on se l'arracherait...

 

Le plurilinguisme est donc non seulement une affaire de dignité et de démocratie, mais c'est aussi une question d'éfficacité. On peut même considérer que l'apprentissage d'une langue étrangère est un pas vers l'autre, une marque de curiosité et d' ouverture sur le monde, un geste d'humanité. C'est enfin une valeur considérable portée par notre Union européenne qui l'a érigée en principe fondamental. Ceux qui raillent les 23 langues officielles de l'Union, en villipendent les coûts excessifs ne se rendent pas comptent qu'ils renient en fait un des fondements du projet européen: une Union certes, mais qui respecte la diversité au nom de l'humanité.


Henri Malosse

Bruxelles le 21 Septembre 2007

 

Identité et Europe: Impressions de Corse

Par henri malosse :: vendredi 24 août 2007 à 11:19

                                          Identité et Europe: Impressions de Corse

 

 

Me voilà revenu en Corse, terre d'origine de ma mère et où j'ai fait mes premiers pas. Ile splendide et magnifiquement préservée du tourisme de masse et du mercantilisme qui a tant abîmé en Méditerranée. Île aussi très diverse aux multiples facettes: autant de paysages que de vallées, de cirques de montagne, de côtes aussi..la Corse en a plus de 1000Kms..Il faut le voir pour le croire..

Île aussi unique en son genre prace qu'elle a su préserver jusqu'à ce jour sa langue, sa culture, beaucoup de traditions malgré ou peut être grâce à des circonstances hostiles et défavorables. Souvent conquise, jamais soummise comme le dit sa Devise. Rattachée à la France depuis plus de deux siècles, à ce pays qui est l'un des plus centralisés du monde  qui a eu comme règle, au nom de l'égalité républicaine, de gommer toutes les différences avec une hostilité très grande vis à vis des particularismes. Mon arrière grand père, instituteur d'un des villages les plus reculés de la Corse, punissait les enfants qui parlaient en corse dans la cour de récréation, langue qu'ils parlaient naturellement à la maison. Mon Grand Père a quitté ce village pour faire l'Ecole normale supérieure à Paris mais continuait à ne parler qu'en Cose avec ma grand mère. Leur fille, ma mère, n'a jamais parlé le Corse.. Et aujourd'hui je voudrais bien trouver le temps pour le parler à nouveau car ici c'est en Corse qu'on se parle sérieusement sur les places et dans les cafés..

 

 

Et l'Europe dans tout cela.? N'est ce pas en fait une fantastique chance pour toutes les régions à forte identité comme mon ïle natale? Autant en effet le particularisme corse a dérangé la République française une et indivisible. Autant pour une Europe unie dans sa diversité, l'entêtement des Corses à préserver leur culture est une chance car chaque identité est une richesse supplémentaire. La construction européenne est aussi et surtout une chance pour la Corse. dans l'ensemble européen, le particularisme corse prend un autre sens. Les origines latines et méditerranéennes de la Corse sont autant de ponts jetés vers les autres cultures du sud de l'Europe. Proche du sarde, du toscan, du catalan, du sicilien par la langue, proche des îles grecques et de Malte par l'histoire et la géographie, la Corse n'est plus un coin reculé de France..elle est au coeur de l'Europe du Sud.
Exsangue après deux décennies de conflits politiques violents avec Paris, la Corse peut retrouver plus de sérénité dans une Europe unie pour relativiser ses relations avec l'Etat national dans un ensemble européen où chaque identité doit trouvert sa place, non plus contre l'identité nationale, plus en opposition mais en complément.

 

L' opposition entre "continentaux" et corses a trop duré. Les Corses ont beaucoup donné à la France. IL suffit pour cela de se rendre dans les villages et de voir les monuments aux morts, surtout d ela première guerre mondiale. dans le village de ma mère, il y a sur le monuments aux morts les noms de 6 de mes grands oncles. La Corse mérite aujourd'hui le respect de son identité qui enrichit notre culture nationale et notre avenir européen..

Je me définis volontiers comme Européen, Français et Corse ou Corse, Français et Européen... Chaque appartenance est importante et aucune ne l'emporte sur l'autre car on ne doit plus nous demander de chosir dans une Europe où chaque identité aura sa place

 

 

Bastia

Le 24 Août 2007

 

 

 

 

L' Europe doit faire des émules

Par henri malosse :: mardi 24 juillet 2007 à 5:55

En faisant des émules, l'Union européenne peut faire de la mondialisation un facteur de progrès et de justice.

Ceux qui prétendent que l'on peut arrêter la mondialisation ne disent pas la vérité. Ceux qui affirment que l'on n'a aucune prise sur ses effets pervers se leurrent. La vérité est que l'on peut et que l'on a le devoir de promouvoir une mondialisation positive, c'est-à-dire qui permet le développement des échanges, la connaissance de l'Autre et de ses cultures, la diffusion des idées et des connaissances, une mondialisation qui stimule la croissance des pays en voie de développement.

Il faut pour cela un volontarisme politique à l'échelle européenne. C'est la mission politique de l'Europe de promouvoir une mondialisation à visage humain, une mondialisation qui préserve la diversité des langues et des cultures, une mondialisation utile et efficace mais aussi, une mondialisation juste.

Faire de l'Europe le levier d'une mondialisation à visage humain est une utopie réalisable. L'Europe s'est construite comme un État de droit, soumise à des lois et à une juridiction. Fondée sur l'égalité entre États qui ont accepté de déléguer une part de leur souveraineté à une entité commune, l'Union européenne a appris à gérer la complexité, à préserver les diversités culturelles (le plurilinguisme en est une des règles de fonctionnement les plus remarquables). Elle s'est bâtie en opposition aux rapports de force et aux volontés hégémoniques. Voilà pourquoi l'Europe peut devenir le laboratoire d'une gouvernance mondiale à visage humain et montrer le chemin pour un dialogue fondé sur le respect de l'autre, le multilatéralisme et l'état de droit.

Mais l'Europe ne peut y arriver seule. Le meilleur moyen de faire entendre sa voix et qu'elle fasse davantage d'émules.

Plus d'espaces régionaux intégrés

Prétendre tendre vers une « gouvernance mondiale » nécessite une multiplicité d'acteurs équitables. Pour enrayer toute dimension ou tentation hégémonique il est primordial de promouvoir la pluralité et la diversité, et donc de favoriser l'intégration des espaces régionaux.

Il n'est pas une région du monde où n'existent des associations ou projet d'accords régionaux. Bien entendu, fort peu sont aussi achevés que l'Union européenne : le CARICOM dans le bassin caraïbe, le MERCOSUR en Amérique du Sud et l'ASEAN en Asie du Sud est sont, à ce jour, les réalisations les plus complètes et les plus proches de l'exemple européen. Mais il existe bien d'autres accords ou projets, du moyen orient à l'Océanie, du Maghreb à l'Afrique septentrionale.

Malheureusement, ces associations à caractère régionale sont le plus souvent très fragiles. Il leur manque des institutions fortes et un vrai projet politique. Elles ont surtout deux grandes faiblesses par rapport au projet européen :

  • Elles ne reposent pas sur un équilibre entre la perspective d'un marché commun, un état de droit avec des institutions stables et des politiques destinées à favoriser la cohésion économique et sociale de l'ensemble,

  • Elles sont, la plupart du temps, des ensembles purement étatiques, sans implication réelle de la société civile et des citoyens (à l'exception du CARICOM, de l'ASEAN et du MERCOSUR)

La grande valeur du projet européen réside justement dans cet équilibre entre marché et politiques de cohésion, dans l'existence d'un véritable État de droit, non seulement pour les acteurs économiques mais aussi pour les citoyens.

La mondialisation nous impose d'abord de presser le pas de l'intégration car cette vision d'équilibre et de justice, nous savons combien elle est fragile et combien elle demande d'attention de tous les jours. Au sein même de notre Union certains courants voudraient remettre en cause ses principes fondateurs. Nous nous battons pour les conserver non seulement au nom de notre vision de l'Europe, mais aussi au nom de notre vision du monde.

Dans l'avis du CESE dont je suis le rapporteur, le CESE préconise ainsi une réorientation de la politique étrangère et commerciale de l'Union qui consisterait à soutenir en premier lieu les capacités, les infrastructures et les échanges d'idées avec toutes les entités régionales. Cet effort devrait accorder une place de choix aux relations avec la société civile organisée pour lesquels les relations entre CES revêt une signification particulière mais pas exclusive.

Cet effort devrait se concentrer en premier lieu sur les zones les plus faibles et qui sont les « laissez pour compte » de la mondialisation, notamment l'Afrique. Mais l'UE devrait soutenir avec vigueur aussi les entités régionales qui doivent faire face à des voisins tentés, eux par une vision hégémonique du monde : l'ASEAN face à la Chine, le MERCOSUR face aux USA ; l'Asie centrale face à la Russie.

L'enjeu géopolitique des années futures sera bien entre une vision hégémonique et manichéenne du monde et le projet humaniste que porte en elle l'Europe : État de droit et respect de la diversité. C'est faire comprendre cet enjeu qui fera mieux comprendre le projet européen par nos citoyens.

Quels sont les dangers de la mondialisation ? : L'uniformisation culturelle qui commence avec la langue, des échanges commerciaux déséquilibrés, le risque d'hégémonie qui se traduit par la loi du plus fort. L'union européenne s'est bâtie sur des principes opposés. C'est au nom d'un ordre juste que l'Union européenne peut contribuer à nous faire accepter la mondialisation, non pas comme un mal nécessaire, mais comme un progrès de l'humanité,

HM

Un beau 14 juillet européen

Par henri malosse :: lundi 16 juillet 2007 à 10:25

Un beau 14 juillet européen !

 

 

Le Président Nicolas SARKOZY a eu une idée excellente en conviant ce 14 juillet sur les Champs élysées des détachements des 26 autres Etats Membres de l'Union européenne. La symbolique était très forte de voir défiler des troupes des 27 pays de l'Union, du Portugal à l'Estonie, de l'Irlande à la Bulgarie.  Elle était tout autant de voir le drapeau européen présenté fièrement au chef de l'Etat.

 

Ma réaction peut se résumer ainsi: Chapeau monsieur le Président !

 

"Chapeau " parce que vous mettez ainsi en pratique votre solgan "la France est de retour en Europe", après le calamiteux référendum du 29 novembre 2005. Je suis certain que cette invitation a marqué les esprits de nos voisins européens pour faire oublier surtout l'arrogance habituelle des élites françaises et le "vous auriez mieux fait de vous taire" adressé aux nouveaux Etats Membres d'Europe orientale et centrale à propos de la guerre en Irak. J'ai noté que cet évennement avait fait par exemple les titres de la presse en Pologne, à Chypre ou en Estonie... Chapeau !

 

"Chapeau" aussi pour le message adressé au peuple français, notamment les couches les plus populaires. Elles sont attachées chez nous au 14 juillet comme ciment entre le peuple et l'Etat, entre le peuple et une armée qui le protége et défend le territoire national. On doit comprendre le message comme "désormais, il y a 27 armées au lieu d'une pour nous protéger". Chapeau !

 

Vous me direz que j'en demande toujours plus.. Mais je voudrais bien que ce magnifique 14 juillet soit plus qu'un feu d'artifice d'un soir.

 

Qu'il marque réellement une rupture dans notre façon de voir la question européenne, non plus comme une extension de nos ambitions françaises, mais réellement comme un engagement déterminé pour un destin commun avec nos partenaires avec lesquels nous devons ne savoir plus faire qu'un quand il le faut.

 

Qu'il marque aussi une rupture dans le dialogue avec les Français sur l'Europe. Le message du 14 juillet doit être clair, pas d'avenir, pas de protection, pas de rôle dans le monde en dehors de l'Europe unie. 

 

Ainsi le 14 juillet marquera réellement une rupture, le début d'une ère nouvelle faisant participer le citoyen à une Europe des peuples unis pour faire face aux défis des temps nouveaux, en particulier la mondialisation..

Paris le 14 juillet 2007

 

HM

 

Donner un visage humain à la mondialisation

Par henri malosse :: vendredi 01 juin 2007 à 22:56
 
Donner un visage humain à la mondialisation
 
La France est sans doute le pays d'Europe où la mondialisation fait le plus peur. Auprès de nos voisins on parle plus d'opportunités que de risques. Ce n'est pas seulement vrai des pays nordiques ou anglo saxons, mais eussi de l'Europe de l'est ou de pays de la Méditérannée comme l'Espagne ou l'Italie. La mondialisation est une réalité, mais ce n'est pas un phénoméne nouveau. Bien avant la route de la soie et la découverte des Amériqies, les échanges ont toujours existé. Ce qui est nouveau, c'est l'intensité et la raoidité avec laquelle circulent les flux d'informations, de biens et de services jusqu'aux facteurs de production aujourd'hui. Les grands responsable en sont les nouveaux moyens de communication et en particulier l'Internet. On doit considérer comme un facteur positif le décollage des pays qui émergent comme la Chine ou l'Inde: au delà de la satisfaction humaniste, la mondialisation fabrique des consommateurs chinois ou indiens qui sauront apprécier le made in Europe. L'Europe est la bonne réponse à la mondialisation. Non pas pour en faire un bouclier ou une cible. Pas un bouclier, car la construction européenne s'est faite sous le signe de l'ouverture et pas de la fermeture. Du protectionisme européen il n'y a qu'un pas au protectionisme tout court, du patriotisme économique, qu'un pas au nationalisme tout court. Génétiquement, l'Europe ne peut être une forteresse contre la mondialisation, mais elle ne doit pas non plus en être la cible principale en devenant le supermarché du monde. Sinon bien vite une Europe de consommateurs aisés se transformera en une Europe de consommateurs sans salaires et donc sans pouvoir d'achat. Il faut continuer à produire en Europe, non seulement des produits de haute technologie, mais aussi de l'agro alimentaire, des textiles et autres domaines où la qualité, la créativité et l'innovation des Européens sont autant d'atouts à renforcer.
 
 L'Europe peut être en fait le levier d'une mondialisation à visage humain et en même temps nous aider à en minimaliser les risques et à maximaliser les opportunités: Le levier d'une mondialisation à visage humain.
 
 C'est une grande ambition. L'Europe s'est construite comme un état de droit, soummise à des lois et à une juridiction. L'Europe est fondée sur l'égalité entre Etats qui ont accepté de déléguer une part de leur souveraineté à une entité commune. L'Europe a appris à gérer la compléxité, à préserver les diversités culturelles (le plurilinguisme en est une des règle de fonctionnement. les plus remarquables .!) . L'Europe s'est contruite à l'opposé de l'idée de rapports de force et de puissance hégémonique. L'Union européenne peut être ainsi un laboratoire d'une gouvernance mondiale à visage humain. Il ne s'agit pas de croire qu'elle peut préfigurer ce que serait une gouvernance mondiale. En effet le projet européen se nourrit de l'idée d'unir les peuples autour d 'un même destin et d 'un même projet et l'on voit bien qu'on n'en est loni au plan mondial. Mais l'Europe montre le chemin en matière d'une gouvernance fondée sur le respect de l'autre, sur le multilatéralisme opposé aux tentations hégémoniques, su des bases d'un état de droit. L'UE se doit donc de renforcer les "îlots de bonne gouvernance mondiale" qui s'appuient sur des principes équivalents de droits et sur une même vision humanistes: l'OIT pour les droits des travailleurs, l'OMS pour la protection de la santé, l'AEIEA our l'énergie, l'UNESCO pour la diversité culturelle et le droit à la diffusion des connaissances, l'OMC pour le commerce équilibré. L'UE doit agir afin d'améliorer ce par quoi ces organisations pêchent le plus, c'est à dire le manque de mise en oeuvre. Elle pourrait soutenir , à l'image de ce qui a été fait pour le commerce avec le mécanisme de réglement des différends de l'OMC, des systémes de mise en oeuvre, de suivi et juridictionnels tels que : une véritable Cour internationale des doits de l'homme à l'image de celle du Conseil de l'Europe, des mécanismes de contrôle de mise en oeuvre pour l'OIT, l'OMS ou l'UNESCO. L'UE doit aussi forcer la main des décideurs mondiaux pour créer, à la suite du processus de Kyoto, une véritable Agence mondiale du développement durable qui pourrait proposer des conventions et disposerait de moyens financiers et des mécanismes de contrôle d'application.
 
On voit bien qu'un seul pays ne pourra agir efficacement dans cette direction.Seule l'Europe parlant d'une seule voix possède la force de conviction nécessaire. Sa capacité de conviction sera d'autant plus forte qu'elle pourra faire des émules. Un peu partout dans le monde, il y a des regroupements régionaux: du Caricom en Amérique centrale à l'ASEAN en Asie ou au MERCOSUR en Amérique du Sud. D'autres entités voient le jour un peu partout des rivages de la mer noire à l'Asie centrale, du moyen orient à l'Afrique. Ce processus est la voie de l'avenir car il est le seul moyen pour les pays en voie de développement de ne pas être "les laissés pour compte" de la mondialisation. L'UE doit soutenir et renforcer ces processus d'intégration régionale, notamment car ils sont fondés sur une même vision multilatérale des relations entre pays à l'opposé de la vision hégémonique des rapports de force prônée aujourd'hui par les USA.
 
Plus l'Europe fera des émules de par le monde, plus ses idéaux progresseront.
 
L'Europe est aussi le bon levier pour minimaliser les risques et maximaliser les opportunités de la mondialisation.
 
 L'union européenne acrée à juste titre un Fonds d'ajustement à la mondialisation pour venir en aide aux personnes et aux territoires qui seraient victimes de délocalisations consécutives à des effets de la mondialisation. Ce Fonds doit être mieux connu et complété par des programmes nationaux et régionaux, en faveur notamment d ela formation professionnelle et des petites et moyennes entreprises . Il devrait être géré en y associant les partenaires sociaux qui sont les plus capables de mesurer l'impact économqiue et social des délocalisations. Mais l'Europe ne peut pas non plus faire éternellement des concessions sans réciprocité. Plus unie, elle pourra aussi mieux faire valoir ses intérêts et exiger par exemple que les USA démentèlent à leur tour leur mécanismes de subventions aux exportations agricoles. Plus solidaire, l'Europe pourra mieux se défendre contre le dumpling, la contrefaçon et la piraterie. Pour tirer davantage profit de la mondialisation et des extraordinaires potentialités des marchés qui s'ouvrent aujourd'hui, l'Europe sera gagnante si elle se présente groupée en rassemblant ses forces: missions commerciales sectorielles communes, représentations uniques à l'extérieur, système européen d'assurance crédit export, mesures fiscales communes d'encouragement. Le pénible spectacle des concurrences intra européennes sur des marchés tiers se termine souvent pas la victoire des Autres.
 
En effet, pour maximaliser ses chances, l'Europe doit presser le pas de son intégration. En décloisonnant ses marchés des biens et des services, en soutenant une mobilité intra européenne choisie, en mettant en commun nos moyens en matière de formation et d'innovation. IL n'est de richesses que d'hommes. Cette formule s'applique tout particulièrement à l'Europe. La diversité de nos cultures est notre plus grande richesse ..insuffisamment exploitée. L'éducation devrait devenir demain le premier poste budgétaire des Etats Membres et de l'Union. Seumenet un n jeune sur Mille aujourdhui pratique l'Europe dans l'Union. En investissant sur un avenir commun et en faisant d enotre diversité culturelle un atout, nous pourrons effectivement faire agir l'Europe comme un levier pour relever les défis de la mondialisation. En même temps, par notre approche humaniste des relations internationales, nous pourrons donner un visgae humain à la mondialisation: notamment aussi en en faisant l'affaire de tous, des citoyens, de la société civile, des partenaires sociaux et des associations, pas seulement des gouvernements, des administrations ou des agences internationales.
Ce sera cela aussi la mondialisation à visage humain.
 
Henri Malosse Rapporteur au CESE d'un avis à la demande la Présidence allemande de l'UE" Défis et chances de la mondialisation pour l'UE" http://www.eesc.europa.eu/groups/1/

Billet de Bucarest

Par henri malosse :: samedi 19 mai 2007 à 17:57

Billet de Bucarest

 

Apres un court passage a Varsovie, me voici a Bucarest,

Je deteste cette expression Vieille Europe/nouvelle Europe..

Je suis en Europe en fait

On m interroge (la presse, la Tele) sur les chances de l econo;ie polonaise, de l economie roumaine dans l ensemble Europe

 

Pour moi, a Bucarest comme a Varsovie , la meme reponse

 

Tout le monde doit investir davantage dans l education,  la formation. Il n est de richesse que d hommes.

La Roumanie ne se developpera pas avec des industries a bon marche employant des travailleurs a bas salaires. Ceux ci l ont compris d ailleurs puisqu ils partent en masse travailler en Italie, Espagne pour le sroumains, au Royaume Uni ou en Irlande pour les Polonais.Resultat des pays qui se vident, des entrepreneurs qui se lamentent de ne pas trouver de main d oeuvre qualifiee. Leur avenir, comme celui des Francais, comme celui des Europeens, reside dans une meilleure plus de productivite et d innovation, donc de meilleurs systemes de formation et d education pour des salaries mieux payes qui resteront dans leur entreprises.

 

L emigration ajoutee au declin demographique sont les plus grands dangers pour ces pays. Les industries a bas salaires sont aussi sources de delocalisation. telle firme italienne vient d accepter d investir en Roumanie a condition de pouvoir importer 100 familles chinoises. Mais ou va t on ? Ce sera la ruine de l Europe et de la Roumanie si on poursuit cette course aux bas couts et sans doute aussi a la basse qualite. Avec les delocalisations injustifiees et le do;;age apportee a l idee europeenne comme chez nous en France.

 

L autre erreur consisterait a parler d interets nationaux opposes a un interet europeen comme le murmure aujourd hui le gouvernement polonais. Absurde. Avec 0,5% de la population mondiale, l interet de la Pologne est celui de l Europe. Ils ne se superposent pas ils se rejoignent. Et !+! ne fait pas deux. L addition des potentialites de chaque pqys europeen en font un ensemble bien plus riche..L Union fait la force..

 

Varsovie/ Bucarest

Une certaine idée de l'Europe

Par henri malosse :: vendredi 13 avril 2007 à 15:45

Une certaine idée de l'Europe

 

En ces temps de campagne électorale, la plupart des candidat(e)s se lancent dans des propositions ou visions dont le moins qu'on ne puisse dire est qu'elles sont totalement farfelues et surtout ne tiennent pas compte d'un détail: on ne construit pas l'Europe entre Français.

Mais au delà, il y a deux assertions défendues par un candidat qui manifestent, à mon avis, d'une grave erreur d'appréciation.

C'est d'abord l'idée selon laquelle l'Europe ne serait qu'une coalition d'Etats et qu'il suffirait de s'entendre "entre Grands" pour faire les grandes décisions.
Cette conception, je la rejette, à la fois parce qu'elle est anti démocratqiue et parce qu'elle n'est pas efficace. Aujourd'hui l'Union vit et c'est heureux, bien au -delà des rapports de force entre "Grands": les partis politiques, les partenaires sociaux, les ong se sont organisés au niveau européen. le succès de la construction européenne vient de la participation directe de la société civile, mais aussi du respect des points de vue minoritaires et des petits pays . Chacun sait ce qu'ils représentent mais ils méritent respect et considération. Et c'est l'intérêt général qui prévaut que, souvent, les "petits" pays sont plus à même de voir. L'autre conception, rapports de force, coalitions, hégémonies, ne nous a conduit qu'à des catastrophes dans le passé.

L'autre idée, encore plus grave, consiste à revenir à une vision de l'Europe ethnique, faisant porter aux Allemands d'aujourd'hui la responsabilité des crimes de leurs dirigeants à l'époque nazie. On dira bientôt que c'est dans leurs gènes. Le colonialisme est il dans les gènes des Français? La réconciliation entre les peuples, voulue par le Général de Gaulle et par Konrad ADENAUER, nous a enseignés qu'on ne plaisantait pas avec ça.

Aujourd'hui les mariages mixtes franco-allemands n'ont jamais été aussi nombreux, nos deux peuples ont tourné la page des démons du passé..malheur à ceux qui nous y feraient revenir.....

 

Bon Dimanche du 22 avril,

 

 

  

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